Exposition Dreamland

Vous connaissez tous le jeu croasterville.  si ce jeu était  la réponse a une urbanité grandissante et a un besoin de repenser la ville et la vie.

Les parcs d’attractions et leur descendance

Les parcs d’attractions, tels qu’ils se sont développés depuis le début du 20e siècle aux Etats-Unis, en Europe puis en Chine ou au Japon, ne constituent pas des entités indépendantes du fonctionnement général de la société. En premier lieu, ils procurent des réconforts et répondent à des angoisses liées à l’évolution du monde ; un parc d’attractions est une collection d’éléments emblématiques de divers pays, un petit monde dans lequel le visiteur a l’impression de tout dominer. En second lieu, débordant leur cadre premier, ils se sont infiltrés en masse dans certaines villes dédiées aux loisirs, comme c’est le cas depuis longtemps à Las Vegas et plus récemment à Dubaï, pour retenir l’exemple le plus flagrant. Enfin, l’architecture dite postmoderne a pu leur emprunter leur éclectisme et leurs citations d’architectures diverses aussi hétéroclites que ludiques.

Quelle est la place des Dreamlands américains dans cette aventure ? En quoi l’« indécision » qui, dans les parcs de loisirs, règne entre original et pastiche, entre art et kitsch a-t-elle marqué la ville d’aujourd’hui et notre sensibilité ? Ces questions provoquent nombre de réflexions historiques, architecturales, sociologiques ou plastiques, que cette exposition donne l’occasion d’approfondir.

 

Penser la ville

Penser la ville et son usage, voilà qui a été un objet de réflexion et de discussion tout au long du 20e siècle. Entre les positions radicales du mouvement moderne – notamment la spécialisation des fonctions : vie, travail, loisirs, transports – dans la première moitié du 20e siècle, et leur mise en pratique particulière dans la réalisation des grands ensembles après la Deuxième Guerre mondiale, le déroulement logique n’est pas si simple et fait intervenir des variables économiques, sociales, démographiques, techniques ou idéologiques, dont il est souvent difficile de démêler l’écheveau.
Il n’en reste pas moins que l’architecture postmoderne, qui se développe à partir des années 70, s’en démarque notamment par l’abandon du fonctionnalisme et par un recours plus ou moins distancié aux formes explicites de passés multiples et différenciés ; une position qui, à l’image de ces dreamlands, si friands d’innovations techniques, conduit souvent à une diversité, voire à une exubérance de formes, permise par une pratique renouvelée des moyens techniques.

Plus d’information sur le site du centre Pompidou

Fascicule d’exposition

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